Cortinarius violaceus

Cortinaire violet : le plus beau des cortinaires, à laisser sur place

CritèreInformation
FamilleCortinariacées
Comestibilité⚠️ À considérer comme toxique
HabitatForêts de conifères et de feuillus, sols acides
SaisonAoût à novembre
Couleur principaleViolet très sombre, presque noir
ParticularitéChapeau nettement feutré à écailleux, pas lisse
Risque de confusionAutres cortinaires violacés, dont des espèces dangereuses
OdeurFaible, un peu de bois de cèdre
Cortinaire violet dans la mousse, chapeau violet très sombre et feutré, lames espacées

Description du champignon Cortinaire violet

Le cortinaire violet (Cortinarius violaceus) est sans doute le plus spectaculaire des champignons de nos forêts. Tout en lui est violet très sombre, presque noir : le chapeau de 6 à 15 cm, nettement feutré et couvert de fines écailles, le pied épais et souvent renflé à la base, et les lames largement espacées. Ces lames brunissent puis rouillent en vieillissant sous l’effet des spores. La chair, elle aussi violacée, devient plus pâle en profondeur.

Icone habitation des champignons

Habitat

Il pousse sur sols acides et pauvres, sous épicéas, pins, bouleaux et hêtres, souvent dans la mousse ou parmi les myrtilles. Il reste peu fréquent et figure sur les listes rouges régionales de plusieurs pays européens.

Icone de saison des champignons

Saison

D’août à novembre, avec un maximum en septembre et octobre.

Icone comestible des champignons

Comestibilité

⚠️ À considérer comme toxique. Plusieurs ouvrages le donnent comestible médiocre, mais nous le classons sans hésiter du côté à éviter, pour une raison simple : c’est un cortinaire. Le genre contient des espèces mortelles à effet retardé, comme le cortinaire couleur de rocou et le cortinaire très joli, dont l’orellanine détruit les reins trois à vingt jours après le repas. Aucun cortinaire ne vaut ce risque pour un amateur, et celui-ci n’a aucun intérêt gustatif.

Confusions Possible :

Apprenez à les reconnaître, un mois après l’autre

Une lettre par mois : les récoltes du moment, le champignon mis à l’honneur, une anecdote et les nouvelles fiches du site.

Votre adresse sert uniquement à vous envoyer cette lettre. Elle est traitée par Antoine Brun, avec votre consentement, et confiée à Brevo, notre prestataire d’envoi établi en France. Elle est conservée jusqu’à votre désinscription, possible en un clic dans chaque message. Vous pouvez accéder à vos données, les corriger, les effacer et retirer votre consentement à tout moment, en écrivant à contact@champiwiki.fr. Vos données et vos droits.

Comment reconnaître le cortinaire violet

Le chapeau (6 à 15 cm) est d’un violet foncé profond, presque noir au centre, une couleur qui n’existe chez aucun autre grand champignon de nos forêts. Il est sec, jamais visqueux, et couvert de fines squames feutrées qui lui donnent un aspect de velours ou de peau de taupe.

Les lames sont violet sombre chez le jeune, épaisses, espacées, et elles se couvrent peu à peu de poussière rouille à mesure que les spores mûrissent. Le pied (6 à 12 cm) est violet lui aussi, en massue, nettement renflé à la base. La chair est violacée, avec une odeur de bois de cèdre ou de crayon taillé. La sporée est rouille.

Le velours et la cortine

Deux caractères se vérifient à la main. D’abord la surface : passer le doigt sur le chapeau donne une sensation sèche et douce, très différente du lisse un peu gras d’un tricholome. Ensuite la cortine, ce voile de fils fins comme une toile d’araignée qui relie le bord du chapeau au pied chez les jeunes exemplaires, et qui disparaît en laissant une zone rouille sur le haut du pied.

Cette cortine signe le genre. Elle est ici sans danger, mais il faut rappeler la règle générale : devant un champignon à cortine et à lames rouille qu’on ne connaît pas, on repose, parce que ce genre compte des espèces mortelles.

Les autres champignons violets

Le pied-bleu a un chapeau lisse et brillant, beige violacé plutôt que violet foncé, des lames qui restent lilas pâle sans jamais rouiller, et une sporée rose pâle. Le laccaire améthyste est bien plus petit, avec des lames très épaisses et espacées et une sporée blanche. Un dépôt de spores sur du papier suffit à trancher entre les trois.

Le cortinaire violet pousse dans les forêts moussues et acides, sous hêtres, chênes et conifères, d’août à novembre. Il est peu fréquent et en régression dans plusieurs régions. Sa chair est sans intérêt gustatif, molle et fade, donc la meilleure décision est simple : on le photographie et on le laisse sur place.

Cortinaire violet, chapeau violet foncé velouté et lames violettes

À voir aussi :