Amanita pantherina

Amanite panthère : le sosie toxique de la golmotte

CritèreInformation
FamilleAmanitacées
ComestibilitéToxique — syndrome panthérinien
HabitatForêts de feuillus et de conifères
SaisonÉté à automne (juin à novembre)
Couleur principaleChapeau brun noisette à verrues blanc pur
ParticularitéMarge striée, anneau lisse, chair immuable
Risque de confusionÉlevé (amanite rougissante, amanite tue-mouches)
OdeurFaible, un peu raphanoïde
Amanite panthère (Amanita pantherina) en sous-bois : chapeau brun couvert de verrues blanc pur, marge striée, anneau lisse et base bulbeuse

Description du champignon Amanite panthère

L’amanite panthère (Amanita pantherina) est l’un des champignons toxiques les plus redoutés de nos forêts, précisément parce qu’elle ressemble beaucoup à un bon comestible : l’amanite rougissante, ou golmotte. Son chapeau brun noisette est régulièrement couvert de verrues d’un blanc pur, et sa marge est nettement striée.

Elle contient de l’acide iboténique et du muscimol, des substances qui agissent sur le système nerveux. L’intoxication, appelée syndrome panthérinien, se déclenche 30 minutes à 3 heures après le repas : agitation, confusion, désorientation, hallucinations, puis somnolence profonde. Les formes sévères peuvent aller jusqu’au coma et nécessitent une hospitalisation.

Trois critères la séparent de la golmotte, et ils doivent être vérifiés ensemble : la panthère a des verrues blanc pur (grisâtres chez la golmotte), une marge striée (lisse chez la golmotte), un anneau lisse (strié chez la golmotte) — et surtout, sa chair blanche ne rougit jamais. Au moindre doute sur une amanite, on ne consomme pas.

Icone habitation des champignons

Habitat

L’amanite panthère est une espèce mycorhizienne qui pousse aussi bien sous feuillus (hêtres, chênes, châtaigniers) que sous conifères. Elle apprécie les sols plutôt sableux et acides, en plaine comme en moyenne montagne. On la rencontre isolée ou en petits groupes, un peu partout en France — souvent dans les mêmes bois que la golmotte, ce qui explique la fréquence des confusions.

Icone de saison des champignons

Saison

Elle fructifie de l’été à l’automne, principalement de juin à novembre, avec un pic en fin d’été et en début d’automne après les pluies. Sa période de pousse recouvre largement celle de l’amanite rougissante.

Icone comestible des champignons

Comestibilité

Toxique — ne jamais consommer. L’amanite panthère provoque le syndrome panthérinien, une intoxication à dominante neurologique due à l’acide iboténique et au muscimol. Les troubles apparaissent 30 minutes à 3 heures après l’ingestion : agitation, euphorie ou colère, désorientation, délire, hallucinations, parfois convulsions, puis sommeil profond voire coma dans les cas graves. La cuisson ne détruit pas ces toxines. En cas d’ingestion, appelez le 15 ou un centre antipoison.

Confusions Possible :

Comment reconnaître l’amanite panthère

Le chapeau (5 à 12 cm) est brun noisette à brun foncé, d’abord hémisphérique puis étalé, régulièrement parsemé de verrues d’un blanc pur — sans aucune nuance grise ni rougeâtre — qui se détachent facilement sous la pluie. Sa marge est nettement striée et cannelée chez l’adulte, un critère majeur. Les lames sont blanches, libres, et restent blanches. Le pied blanc porte un anneau membraneux lisse (non côtelé), inséré assez bas, et se termine par une base bulbeuse cerclée d’un bourrelet circulaire net. Point capital : la chair est blanche et immuable, elle ne rougit jamais.

Ne pas confondre avec l’amanite rougissante (golmotte)

C’est la confusion la plus fréquente et la plus dangereuse, car la golmotte est un bon comestible alors que la panthère est toxique. Quatre critères les séparent. Les verrues : blanc pur chez la panthère, grisâtres à rosées chez la golmotte. La marge : striée chez la panthère, lisse chez la golmotte. L’anneau : lisse chez la panthère, strié et côtelé chez la golmotte. Enfin la chair : immuable chez la panthère, elle rougit nettement chez la golmotte à la coupe et aux blessures. En résumé : ça rougit = golmotte ; ça reste blanc + verrues blanches + marge striée = panthère, danger.

Autre sosie : l’amanite tue-mouches

L’amanite tue-mouches partage avec la panthère les verrues blanches et la toxicité, mais son chapeau est d’un rouge vif à orangé impossible à confondre une fois adulte. Attention toutefois aux exemplaires délavés par la pluie ou aux jeunes sujets, dont la couleur peut pâlir vers le brun-orangé et prêter à confusion avec la panthère.

Que faire en cas d’ingestion

Si des troubles apparaissent après un repas de champignons — agitation, confusion, hallucinations, somnolence anormale — contactez immédiatement le 15 (SAMU) ou un centre antipoison, en conservant si possible un reste du champignon ou du plat pour permettre l’identification. Ne cueillez jamais une amanite sans en maîtriser tous les critères : le genre compte des espèces toxiques et mortelles.

Amanite panthère sous quatre angles : chapeau vu de dessus à verrues blanc pur et marge striée, sujet entier de profil avec anneau lisse et base bulbeuse, dessous montrant les lames blanches, et exemplaire coupé à chair blanche immuable

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