Tremella mesenterica

Trémelle mésentérique : la gelée jaune du bois mort

CritèreInformation
FamilleTrémellacées
ComestibilitéSans intérêt culinaire, non toxique
HabitatBranches mortes de feuillus, souvent encore attachées à l’arbre
SaisonToute l’année, surtout de l’automne au printemps
Couleur principaleJaune d’or à orangé, parfois presque incolore
ParticularitéSe dessèche en croûte cornée puis revit à la pluie
Risque de confusionAutres trémelles et calocères, sans danger
OdeurNulle
Trémelle mésentérique jaune d'or gélatineuse sur une branche morte de feuillu

Description du champignon Trémelle mésentérique

La trémelle mésentérique (Tremella mesenterica) ne ressemble à aucun champignon classique. C’est une masse gélatineuse jaune d’or, plissée et repliée comme une cervelle ou un intestin, d’où son nom, posée sur une branche morte. Elle mesure 2 à 10 cm. Par temps humide elle est molle, translucide et tremblante. Par temps sec elle se rétracte en une croûte dure et cornée presque invisible, puis reprend sa forme à la première pluie.

Icone habitation des champignons

Habitat

Elle pousse sur les branches mortes de feuillus, souvent encore accrochées à l’arbre, avec une préférence pour le chêne, le hêtre et le noisetier. Détail surprenant, elle ne mange pas le bois : c’est un parasite d’autres champignons, ceux du genre Peniophora qui décomposent la branche.

Icone de saison des champignons

Saison

Toute l’année, mais surtout visible de l’automne au printemps, et particulièrement après les pluies d’hiver quand la forêt est vide.

Icone comestible des champignons

Comestibilité

Sans intérêt culinaire. Elle n’est pas toxique et une espèce voisine, la trémelle blanche, est cultivée et consommée en Asie. Mais la trémelle mésentérique n’a ni goût ni texture agréable : elle fond en eau à la cuisson. On la regarde, on ne la ramasse pas.

Confusions Possible :

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Comment reconnaître la trémelle mésentérique

Ce n’est ni un chapeau, ni un pied, ni des lames. C’est une masse gélatineuse de 2 à 10 cm, jaune d’or à orange vif, translucide, formée de lobes contournés et repliés qui évoquent une cervelle ou un paquet d’intestins, d’où son nom.

Elle est molle et élastique sous le doigt, un peu collante, et elle se déchire plutôt qu’elle ne casse. Elle est toujours accrochée à du bois mort de feuillus, branches tombées de chêne, de hêtre ou de noisetier, jamais au sol. La sporée est blanche et l’odeur nulle.

Un champignon qui revient à la vie

C’est sa particularité la plus spectaculaire. Par temps sec, la trémelle se rétracte en une croûte dure, cornée, orange foncé à presque noire, collée à l’écorce et à peine visible. On passe devant sans la voir.

Quelques heures après une pluie, elle se regonfle et retrouve exactement sa forme et sa couleur. Ce cycle peut se répéter plusieurs fois au cours d’un même hiver, et c’est pourquoi on la trouve toute l’année, avec un pic de novembre à mars, quand la forêt n’offre plus grand-chose d’autre.

Autre curiosité : elle ne se nourrit pas du bois. C’est un parasite d’autres champignons, elle attaque le mycélium de croûtes qui, elles, digèrent la branche. Là où il y a une trémelle, il y a donc un autre champignon caché sous l’écorce.

Les autres gelées jaunes

Les dacrymycès forment de petites gouttes orange de quelques millimètres, isolées ou en chapelet, et poussent surtout sur les conifères et le bois travaillé. La trémelle orangée est plus ferme, d’un orange plus soutenu, et pousse spécifiquement sur une croûte hirsute qu’on voit en soulevant l’écorce.

Aucune de ces gelées n’est dangereuse. La trémelle mésentérique est techniquement comestible et elle est même cultivée et consommée en Asie, mais sa chair n’a aucun goût et sa texture de gelée n’intéresse pas la cuisine française. On la regarde, on la laisse.

Trémelle mésentérique, masse gélatineuse jaune d or sur une branche morte

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