Tramète versicolore : reconnaître la queue de dinde des forêts
| Critère | Information |
|---|
| Famille | Polyporacées |
| Comestibilité | Non comestible, chair coriace |
| Habitat | Bois mort de feuillus, souches et branches tombées |
| Saison | Toute l’année, visible même en hiver |
| Couleur principale | Zones concentriques brunes, grises, bleutées et crème |
| Particularité | Consoles en éventail imbriquées, surface veloutée |
| Risque de confusion | Faible, avec les autres tramètes |
| Odeur | Faible, boisée |
Description du champignon Tramète versicolore
La tramète versicolore (Trametes versicolor) est sans doute le champignon le plus commun de nos forêts, et l’un des plus jolis. Elle forme des consoles minces en éventail, imbriquées par dizaines sur le bois mort, ornées de zones concentriques brunes, grises, bleutées et crème qui lui valent son nom anglais de « queue de dinde ». Elle n’est pas comestible, sa chair étant aussi coriace que du cuir, mais elle est très étudiée et utilisée en décoction et en complément alimentaire.
Habitat
Elle colonise le bois mort de feuillus : souches, troncs abattus, branches tombées, surtout hêtres, chênes, bouleaux et charmes. C’est une espèce saprophyte, l’une des grandes recycleuses de la forêt. Elle est présente partout en France, y compris dans les parcs urbains et sur les vieux tas de bûches.
Saison
On la voit toute l’année. Ses consoles coriaces persistent des mois et restent bien visibles en hiver, quand la forêt est vide.
Comestibilité
❌ Non comestible. Elle n’est pas toxique, mais sa chair mince et coriace est immangeable, comparable à du carton. Elle est en revanche utilisée en décoction, en poudre ou en extrait pour ses polysaccharides, en particulier le PSK et le PSP, très documentés dans la littérature scientifique asiatique. Ces usages relèvent du complément alimentaire et ne remplacent aucun traitement médical.
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Comment l’identifier facilement ?
Les consoles sont minces, souples et en éventail, larges de 3 à 8 cm, fixées au bois par un côté et imbriquées en rosettes ou en longues rangées. Le dessus est velouté au toucher et montre des bandes concentriques nettement contrastées, alternant brun, gris, ocre, parfois bleuté ou verdâtre quand des algues s’y installent. Le bord est fin, ondulé et souvent blanc. Le dessous est blanc à crème et couvert de pores très fins, trois à cinq par millimètre, ce qui le distingue des tramètes voisines aux pores plus larges. La chair, blanche, est mince et coriace : elle plie sans casser.
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