Bolet à chair jaune : le petit bolet à craquelures rouges
Critère
Information
Famille
Bolétacées
Comestibilité
Comestible médiocre, à consommer jeune
Habitat
Feuillus et conifères, lisières, talus, très commun
Saison
Juin à novembre
Couleur principale
Chapeau brun olive craquelé de rose
Particularité
Craquelures du chapeau laissant voir la chair rougeâtre
Risque de confusion
Faible, aucun bolet mortel en France
Odeur
Faible, fongique
Description du champignon Bolet à chair jaune
Le bolet à chair jaune (Xerocomellus chrysenteron) est probablement le bolet le plus fréquent de nos forêts. On le reconnaît à son chapeau brun olive qui se craquelle en vieillissant, laissant apparaître entre les fissures une chair teintée de rose ou de rouge.
C’est un comestible honnête sans être mémorable. Sa chair molle et son abondance en font surtout un bon champignon d’apprentissage : on s’entraîne sur lui à lire les pores, le bleuissement et la coupe.
Habitat
Partout, ou presque. Sous feuillus comme sous conifères, sur les talus, en lisière, le long des chemins forestiers, sur sols acides de préférence. Il est rarement absent d’une sortie d’automne.
Saison
De juin à novembre. C’est l’un des premiers bolets à sortir en début d’été et l’un des derniers à disparaître.
Comestibilité
✅ Comestible, mais médiocre.
Sa chair est molle et devient vite spongieuse. Ne gardez que les exemplaires jeunes et fermes, et écartez systématiquement ceux dont les pores ont jauni et ramolli.
Il est très souvent parasité par une moisissure blanche puis dorée, Hypomyces chrysospermus, qui le recouvre entièrement. Un exemplaire touché n’est plus consommable et se reconnaît immédiatement à son aspect poudré.
Bonne nouvelle pour l’apprentissage : aucun bolet français n’est mortel. La règle des pores reste valable, rouges ou orangés on laisse, mais l’erreur ici n’est pas dramatique.
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Comment reconnaître le bolet à chair jaune
Le chapeau est petit (3 à 8 cm), brun olivâtre à brun grisâtre, sec et velouté au toucher, jamais visqueux. En grandissant, sa cuticule ne suit plus et se craquelle en un réseau de fentes qui découpent la surface en petites plaques.
Dessous, les tubes et les pores sont larges et anguleux, jaune vif chez le jeune puis jaune olive, et ils bleuissent lentement quand on appuie dessus. Le pied (4 à 8 cm) est élancé, jaune au sommet, strié de fibrilles rouge carmin sur sa moitié inférieure. La chair est jaune pâle, rosée sous la cuticule, bleuissant faiblement à la coupe. L’odeur est faible et la sporée brun olivâtre.
Tout est jaune chez lui, des pores à la chair, et c’est justement ce qui le rend reconnaissable.
Les craquelures rouges, la signature de l’espèce
C’est le détail à regarder en premier, et il est visible sans rien couper : au fond des fentes du chapeau apparaît une chair rose saumon à rouge. Sur un exemplaire bien développé, le chapeau ressemble à un dallage brun dont les joints seraient roses.
Ce caractère est net par temps sec et sur les sujets adultes. Chez les jeunes, dont la cuticule n’a pas encore craqué, il faut se rabattre sur le pied strié de rouge et sur les pores jaunes qui bleuissent.
Les autres bolets à chapeau craquelé
Plusieurs espèces très proches partagent cette allure, et les séparer demande souvent la loupe. Le bolet cisalpin bleuit beaucoup plus fort, jusque dans le pied, et sa base est nettement rougeâtre. Le bolet à spores tronquées a des craquelures brun gris, sans aucun rose au fond des fentes.
Bonne nouvelle pour le cueilleur : aucune de ces espèces n’est dangereuse. La question n’est donc pas la sécurité mais l’intérêt culinaire, et il est faible. La chair est molle, spongieuse dès que le champignon prend de l’âge, et elle se délite à la cuisson.
Un dernier point mérite l’attention : ce bolet est très souvent parasité par une moisissure qui l’enveloppe d’un feutrage blanc puis doré et le déforme complètement. Un exemplaire dans cet état se laisse sur place, il n’est plus déterminable et n’a plus rien de comestible.
Comestible mais médiocre. Sa chair est molle et devient vite spongieuse. Ne gardez que les jeunes exemplaires fermes.
C’est un caractère de l’espèce, accentué par le temps sec. Entre les craquelures apparaît une teinte rose à rouge très reconnaissable.
Non. Beaucoup de bolets comestibles bleuissent. Le vrai critère de prudence chez les bolets est la couleur des pores, rouges ou orangés.
Un parasite fréquent, Hypomyces chrysospermus, qui recouvre le champignon d’un feutrage blanc puis doré. L’exemplaire n’est plus consommable.
Partout, sous feuillus comme sous conifères, sur les talus et en lisière, de juin à novembre.
Non. Certains provoquent de sévères troubles digestifs, comme le bolet Satan, mais aucun n’est mortel. Cela ne dispense pas de vérifier la couleur des pores.