Bois clairs et landes, sols sableux, sous conifères et feuillus
Saison
Mai à novembre
Couleur principale
Jaune pâle à jaune paille
Particularité
Anneau fragile qui disparaît souvent, bulbe cerclé à la base
Risque de confusion
Amanite panthère, amanite tue-mouches pâle
Odeur
Faible, un peu de radis
Description du champignon Amanite jonquille
L’amanite jonquille (Amanita gemmata) a longtemps été donnée comestible dans les vieux ouvrages. Elle est aujourd’hui considérée comme toxique. Son chapeau de 3 à 10 cm est jaune pâle à jaune paille, couvert de plaques blanches peu adhérentes que la pluie efface, avec une marge finement striée. Le pied est blanc, portant un anneau mince et fragile qui disparaît souvent, et sa base forme un bulbe cerclé d’un bourrelet. Les lames sont blanches et libres.
Habitat
Elle pousse dans les bois clairs et les landes, sur sols sableux et acides, aussi bien sous pins que sous chênes ou bouleaux. Fréquente dans les Landes, en Sologne, en Provence et sur tous les terrains siliceux.
Saison
De mai à novembre, une amplitude inhabituelle qui la fait rencontrer très tôt en saison.
Comestibilité
❌ Toxique. Elle contient de l’acide iboténique et du muscimol, les mêmes molécules que l’amanite tue-mouches, et provoque le syndrome panthérinien : troubles digestifs, confusion, agitation ou somnolence, parfois délire, dans les deux heures qui suivent le repas. Rarement mortelle, mais l’épisode est éprouvant et justifie un appel au 15. Elle forme en outre des intermédiaires avec l’amanite panthère, nettement plus dangereuse, ce qui rend le tri illusoire sur le terrain.
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Comment reconnaître l’amanite jonquille
Le chapeau (4 à 10 cm) est jaune pâle à jaune citron, parfois presque crème par temps sec, lisse, un peu gras par temps humide. Il porte des flocons blancs plats et peu nombreux, souvent emportés par la pluie, et sa marge est finement striée sur quelques millimètres.
Les lames sont blanches et libres. Le pied (5 à 12 cm) est blanc, un peu floconneux, et sa base forme un bulbe ovale surmonté d’un bourrelet net, comme un col roulé collé au pied. La chair est blanche, l’odeur faible, et la sporée est blanche.
L’anneau fugace, le vrai piège
Le point sur lequel se jouent la plupart des erreurs. L’amanite jonquille possède bien un anneau, mais il est mince, fragile, et il disparaît très souvent chez l’adulte, emporté par la pluie ou par le simple frottement des herbes.
Un exemplaire sans anneau visible fait alors penser à une amanite du groupe des vaginées, comestible cuite. La différence se lit à la base : les vaginées ont une volve en sac, haute et libre, dans laquelle le pied est enfoncé comme dans une chaussette, alors que l’amanite jonquille a un bulbe plein surmonté d’un simple bourrelet, collé au pied. Il faut donc, systématiquement, déterrer le pied en entier et le nettoyer avant de conclure.
À gauche le bulbe à bourrelet de l amanite jonquille, à droite la volve en sac des amanites sans anneau.
Les jaunes qui se ressemblent
Trois espèces jaunes se croisent dans les mêmes bois. L’amanite tue-mouches décolorée par la pluie peut virer au jaune orangé, mais elle garde un bulbe entouré de plusieurs bourrelets concentriques et un anneau ample. L’amanite citrine est d’un jaune plus verdâtre, avec une odeur de pomme de terre crue très nette et un gros bulbe arrondi. L’oronge, elle, est orange vif avec des lames et un pied jaune d’or, jamais blancs.
L’amanite jonquille pousse sur sols sableux et acides, sous pins, châtaigniers et chênes, de la fin du printemps à l’automne. Sa toxicité est variable selon les récoltes, elle provoque des troubles digestifs et parfois des effets sur le système nerveux, confusion et somnolence. Elle ne se consomme dans aucune circonstance.
Rarement. Elle provoque un syndrome panthérinien marqué, avec troubles digestifs et neurologiques dans les deux heures. Il faut appeler le 15, mais l’issue est presque toujours favorable.
D’anciens ouvrages la donnaient comestible, sans doute par confusion avec des formes peu toxiques ou par sous-estimation des effets. La mycologie moderne la classe parmi les espèces toxiques.
L’oronge a un chapeau orange vif, des lames et un pied jaunes, et une volve blanche haute en sac. L’amanite jonquille est jaune pâle, à lames blanches, et sa base forme un bulbe cerclé d’un bourrelet.
Dans les bois clairs et les landes sur sols sableux et acides, sous pins comme sous feuillus. Très présente dans les Landes, en Sologne et en Provence.
On rencontre des exemplaires intermédiaires entre les deux espèces, ce qui rend leur séparation délicate sur le terrain. Raison supplémentaire pour ne ramasser aucune des deux.