Lactarius necator
Lactaire plombé : le reconnaître et éviter les confusions
| Critère | Information |
|---|---|
| Famille | Russulacées |
| Comestibilité | Toxique, non comestible |
| Habitat | Sous les bouleaux avant tout, parfois épicéas et pins, sols acides et siliceux |
| Saison | Juillet à octobre, parfois jusqu’en novembre |
| Couleur principale | Brun olive très sombre, presque noir au centre |
| Particularité | Marge longuement enroulée et feutrée, cuticule visqueuse couverte de débris |
| Risque de confusion | Modéré, avec le paxille enroulé et la russule noircissante, eux aussi à laisser |
| Odeur | Faible, un peu fruitée, sans caractère marqué |

Description du champignon Lactaire plombé
Le lactaire plombé (Lactarius necator) est l’un des plus gros lactaires de nos forêts, et l’un des plus faciles à repérer : un chapeau brun olive très sombre, large comme une petite assiette, à la marge longuement enroulée et feutrée, posé sur un pied court et trapu. Il pousse presque toujours sous les bouleaux, sur les sols acides, et sa cuticule visqueuse accroche tant d’aiguilles et de feuilles mortes qu’on le croirait sale, d’où son autre nom de lactaire honteux. Froissez une lame : un lait blanc abondant et brûlant perle aussitôt, et la blessure se tache de brun olive en quelques minutes. Ce champignon n’est pas comestible : outre son âcreté, il contient de la nécatorine, une molécule mutagène que la cuisson ne détruit pas. On le laisse sur place, sans regret.

