Clitocybe rivulosa

Clitocybe blanchi : le petit champignon blanc des pelouses à éviter

CritèreInformation
FamilleTricholomatacées
ComestibilitéGravement toxique (syndrome muscarinien)
HabitatPelouses, prairies pâturées, bords de chemins
SaisonFin d’été à automne (août à novembre)
Couleur principaleBlanc à crème, souvent zoné de givre
ParticularitéLames blanches très décurrentes et petite taille
Risque de confusionTrès élevé avec le marasme des oréades
OdeurFaible, un peu farineuse
Clitocybes blanchis (Clitocybe dealbata), petits champignons blancs pruineux dans une pelouse

Description du champignon Clitocybe blanchi

Le clitocybe blanchi (Clitocybe rivulosa, très proche de Clitocybe dealbata) est un petit champignon blanc des pelouses responsable de nombreuses intoxications. Le problème n’est pas sa rareté, mais son adresse : il pousse exactement là où l’on ramasse le marasme des oréades, le faux mousseron, souvent mêlé aux mêmes ronds. Il contient de la muscarine et déclenche un syndrome spectaculaire de sueurs, salivation et troubles digestifs. Aucun champignon blanc de pelouse ne se ramasse sans avoir vérifié ses lames.

Icone habitation des champignons

Habitat

Il colonise les lieux herbeux ras et tassés : pelouses de jardin, terrains de sport, prairies pâturées, talus, bords de chemins et dunes fixées. Il pousse en groupes serrés, en lignes ou en cercles, très souvent dans les mêmes ronds de sorcière que le marasme des oréades, ce qui explique la fréquence des accidents.

Icone de saison des champignons

Saison

Il apparaît d’août à novembre, avec un pic en septembre et octobre, après les pluies suivies de temps doux.

Icone comestible des champignons

Comestibilité

☠️ Gravement toxique. Il contient de la muscarine et provoque un syndrome muscarinien qui débute vite, souvent en quinze minutes à deux heures : sueurs abondantes, salivation, larmoiement, pupilles resserrées, puis douleurs abdominales, nausées, diarrhées, ralentissement du cœur et chute de tension. Les décès sont exceptionnels, mais les formes sévères nécessitent une hospitalisation, avec de l’atropine comme antidote. Devant ces signes après un repas de champignons, appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison.

Confusions Possible :

Comment l’identifier facilement ?

C’est un petit champignon de 2 à 5 cm, au chapeau blanc à crème, souvent marqué de zones concentriques givrées, plat puis creusé au centre, à marge longtemps enroulée. Le caractère qui compte est sous le chapeau : les lames sont blanches et fortement décurrentes, c’est-à-dire qu’elles descendent nettement le long du pied. Le pied est court, blanc, plein, sans anneau. À l’inverse, le marasme des oréades comestible a des lames espacées, épaisses, crème, échancrées et non descendantes, un chapeau beige à mamelon net et un pied élastique qui ne casse pas quand on le tord. Retenez la règle : dans une pelouse, lames blanches qui descendent sur le pied, on ne touche pas.

Chapeau blanc pruineux et lames blanches décurrentes du clitocybe blanchi

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