Morchella rufobrunnea
Morille rougissante : la morille qui brunit au toucher
| Critère | Information |
|---|---|
| Famille | Morchellacées |
| Comestibilité | Bon comestible (cuisson obligatoire) |
| Habitat | Sols remués, copeaux de bois, jardins et parcs |
| Saison | Printemps, parfois automne |
| Couleur principale | Ocre à beige, meurtrissures rouille |
| Particularité | Brunit (rougit) au toucher |
| Risque de confusion | Modéré (autres morilles, gyromitre) |
| Odeur | Agréable, fongique |

Description du champignon Morille rougissante
La morille rougissante (Morchella rufobrunnea) est une morille au chapeau conique à ovoïde, dont les jeunes exemplaires présentent des alvéoles à fond gris foncé séparées par des côtes pâles, presque blanches. En vieillissant, le chapeau s’éclaircit et prend des tons jaunâtres à ocre buff. Son trait le plus reconnaissable est de meurtrir en brun-orangé à rosé à l’endroit où on la touche ou la coupe : c’est ce « rougissement » lent qui lui a valu son nom, le latin rufobrunnea signifiant « brun roux ».
C’est une espèce saprotrophe opportuniste, sans lien étroit avec une essence d’arbre précise, même si on l’observe souvent près des oliviers, des chênes et des aulnes. Elle colonise les sols remués, les paillis et les copeaux de bois, y compris en milieu urbain. Fait remarquable, elle est à ce jour la seule morille véritablement cultivée à l’échelle commerciale : décrite à l’origine au Mexique, elle est aujourd’hui répandue sur la côte ouest américaine et gagne peu à peu le sud de l’Europe.
Bon comestible apprécié, la morille rougissante partage la règle d’or de toutes les morilles : elle est toxique crue et ne se consomme que longuement cuite. Sa relative discrétion et son apparition parfois hors saison en font une trouvaille toujours réjouissante pour le cueilleur attentif.
