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Le coprin chevelu est un bon comestible, facile à reconnaître et souvent abondant sur les pelouses. Le coprin noir d’encre lui ressemble et pose un problème très particulier : il est comestible sauf si vous buvez de l’alcool dans les jours qui suivent. Une réaction spectaculaire, et une bonne raison de savoir les distinguer.
| Critère | Coprin chevelu (bon comestible) | Coprin noir d’encre (effet antabuse) |
|---|---|---|
| Chapeau | Blanc, ovoïde allongé, mèches retroussées | Gris à gris-brun, ovoïde plus court, lisse ou fibrilleux |
| Silhouette | Très allongée, en « perruque » | Plus ramassée, en cloche |
| Couleur générale | Blanc pur | Gris souris |
| Avec alcool | Aucun problème | Réaction antabuse violente |
| Autolyse | Se liquéfie en encre noire | Se liquéfie en encre noire |
| Habitat | Pelouses, talus, bords de chemins | Souches, bois enterré, jardins |
Comment reconnaître le coprin chevelu

Impossible à confondre quand on l’a vu une fois : un cylindre blanc allongé de 5 à 15 cm de haut, couvert de mèches blanches retroussées qui lui donnent l’aspect d’une perruque ébouriffée. Il pousse en groupes sur les pelouses, talus, bords de chemins et terrains remaniés.
- Blanc pur, avec parfois un sommet roussâtre
- Mèches retroussées sur toute la hauteur du chapeau
- Lamelles blanches chez le jeune, virant au rose puis au noir
- Anneau mobile sur le pied
- Chair blanche et tendre
⚠️ Il faut le consommer très jeune, tant qu’il est entièrement blanc et fermé, et le cuisiner dans les heures qui suivent la récolte. Il s’autodigère très vite : dès que les lamelles rosissent, il est trop tard.
Comment reconnaître le coprin noir d’encre

Plus ramassé et en forme de cloche, il est gris à gris-brun, lisse ou finement fibrilleux, sans les mèches retroussées du chevelu. Il pousse en touffes serrées sur souches, bois enterré et sols riches, souvent dans les jardins.
- Couleur grise, jamais blanc pur
- Surface lisse ou finement fibrilleuse, sans mèches
- Silhouette en cloche, plus courte
- Pousse en touffes denses
- Autolyse en encre noire comme le chevelu
L’effet antabuse : ce qu’il faut savoir
Le coprin noir d’encre contient de la coprine, une molécule qui bloque la dégradation de l’alcool dans l’organisme. Résultat : si vous buvez de l’alcool avant, pendant ou dans les jours suivant le repas, l’acétaldéhyde s’accumule.
Les symptômes apparaissent en 20 à 30 minutes : bouffées de chaleur, rougeur intense du visage et du cou, palpitations, tachycardie, maux de tête, nausées, parfois chute de tension. C’est impressionnant et très désagréable, généralement sans gravité chez une personne en bonne santé, mais à surveiller en cas de problème cardiaque.
⚠️ La sensibilité persiste jusqu’à 3 à 5 jours après le repas. Un verre de vin le surlendemain peut suffire à déclencher la réaction.
👉 Le coprin chevelu, lui, n’a pas cet effet — mais par prudence, beaucoup de mycologues recommandent d’éviter l’alcool avec tous les coprins.
La course contre la montre : l’autolyse
Les coprins ont une biologie particulière : à maturité, ils se digèrent eux-mêmes et se transforment en une bouillie noire semblable à de l’encre — c’est ainsi qu’ils dispersent leurs spores. Le processus est très rapide, quelques heures.
Concrètement, cela veut dire trois choses. Récoltez uniquement des exemplaires entièrement blancs et fermés. Transportez-les à plat, sans les entasser. Cuisinez-les le jour même, idéalement dans les deux à trois heures.
Un coprin dont les lamelles ont commencé à rosir ou noircir est bon à jeter : il devient indigeste.
Les erreurs à éviter
- Boire un verre de vin avec une poêlée de coprins gris. C’est l’erreur classique et elle se paie tout de suite.
- Garder la récolte au frigo pour le lendemain. Elle sera noire et immangeable.
- Ramasser des exemplaires déjà ouverts ou dont les bords noircissent.
- Cueillir sur pelouse traitée ou en bord de route : les coprins poussent souvent en milieu urbain pollué.
- Confondre avec de petits coprins non comestibles qui poussent aussi sur les pelouses : n’en gardez que de bien blancs et bien chevelus.
Où les trouver ?
- Coprin chevelu : pelouses, talus, bords de chemins, terrains remaniés et remblais, souvent en groupes, de mai à novembre avec un pic en automne.
- Coprin noir d’encre : souches, bois enterré, sols riches et jardins, en touffes serrées, du printemps à l’automne.
L’astuce simple pour ne pas se tromper
Blanc pur + allongé + mèches retroussées = coprin chevelu, bon comestible.
Gris + en cloche + lisse + en touffes = coprin noir d’encre, pas d’alcool pendant 5 jours.
Que faire en cas de réaction antabuse ?
La réaction est spectaculaire mais généralement bénigne : allongez-vous, arrêtez l’alcool, hydratez-vous. Les symptômes régressent en une à deux heures.
📞 Appelez le 15 si la personne a des antécédents cardiaques, en cas de douleur thoracique, de malaise ou de chute de tension, ou si les symptômes ne s’atténuent pas. Signalez la consommation de coprins : le diagnostic est immédiat pour un médecin informé.
Et prévenez vos convives : la sensibilité dure plusieurs jours.
FAQ rapide
-
Il est comestible en soi, mais provoque une réaction antabuse violente si vous consommez de l’alcool avant, pendant ou dans les 3 à 5 jours suivants.
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Jusqu’à 3 à 5 jours après le repas. Un simple verre de vin le surlendemain peut déclencher la réaction.
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Parce qu’ils s’autodigèrent en quelques heures et se transforment en liquide noir. Ne récoltez que des exemplaires blancs et fermés, à cuisiner le jour même.
Le coprin chevelu est blanc, allongé et couvert de mèches ; le noir d’encre est gris, en cloche et pousse en touffes. Ce dernier provoque une réaction antabuse avec l’alcool, jusqu’à 5 jours après le repas. Et dans les deux cas : récoltez blancs et fermés, cuisinez le jour même.