Morille du Trentin : identification et cueillette
| Critère | Information |
|---|
| Famille | Morchellacées |
| Comestibilité | Excellent comestible (cuisson obligatoire) |
| Habitat | Forêts mixtes de montagne (chênes, pins, sapins) |
| Saison | Printemps (avril à juin) |
| Couleur principale | Gris à ocre pâle |
| Particularité | Côtes pâles qui ne noircissent pas |
| Risque de confusion | Élevé (gyromitre, verpes) |
| Odeur | Agréable, fongique |
Description du champignon Morille du Trentin
La morille du Trentin (Morchella tridentina) est une morille de printemps décrite à l’origine du Trentin, en Italie. Elle se distingue par son chapeau conique gris à ocre pâle, aux alvéoles disposées verticalement, et surtout par ses côtes claires qui, contrairement aux autres morilles de son groupe, ne noircissent pas en vieillissant. Thermophile, elle pousse en montagne sous des essences variées. C’est un excellent comestible, mais comme toutes les morilles, elle est toxique crue et doit impérativement être bien cuite.
Habitat
Espèce mycorhizienne, la morille du Trentin fréquente les forêts mixtes de montagne, aussi bien sous feuillus que sous conifères : chênes, pins, sapins ou douglas. Thermophile, elle apprécie les versants chauds et les sols calcaires, et se rencontre du bassin méditerranéen jusqu’aux zones montagneuses, le plus souvent de façon dispersée.
Saison
C’est une morille de printemps, qui fructifie généralement d’avril à juin selon l’altitude et l’exposition. En montagne, les sorties se prolongent tard dans la saison, à mesure que la neige se retire des versants.
Comestibilité
✅ Excellent comestible, à condition d’être parfaitement cuit. Comme toutes les morilles, la morille du Trentin est toxique à l’état cru ou insuffisamment cuite : elle doit cuire au moins 15 minutes. Ne jamais la consommer crue, et ne pas réutiliser l’eau de trempage ou de cuisson.
Confusions Possible :
Comment l’identifier facilement ?
La morille du Trentin se reconnaît à son chapeau conique et élancé, gris à ocre pâle, pouvant atteindre 20 cm de haut. Ses alvéoles sont nettement allongées verticalement, séparées par des côtes claires et lisses qui restent pâles en vieillissant : c’est le critère majeur qui la sépare des autres morilles de son groupe, dont les côtes noircissent. Le chapeau brunit au toucher. Il s’insère sur le pied par un sinus, une petite gouttière, et le pied lui-même n’est pas creusé de lacunes.
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