Morchella dunalii

Morille de Dunal : la morille précoce des garrigues

CritèreInformation
FamilleMorchellacées
ComestibilitéBon comestible (cuisson obligatoire)
HabitatGarrigues calcaires, sous pins d’Alep et chênes verts
SaisonFin d’hiver à printemps (précoce)
Couleur principaleBeige à gris-brun, côtes sombres
ParticularitéCôtes qui noircissent, morille méditerranéenne
Risque de confusionÉlevé (morilles coniques : conique, délicieuse, pourpre)
OdeurForte et douce
Photo de champignon morille de Dunal

Description du champignon Morille de Dunal

La morille de Dunal (Morchella dunalii) est la morille méditerranéenne par excellence. Décrite dès 1887 par le mycologue Émile Boudier, d’après une récolte de la région de Montpellier, elle possède un chapeau conique à ovoïde, beige à gris-brun, dont les côtes longitudinales virent au pourpre puis au noir à maturité, contrastant nettement avec les alvéoles restées pâles. Son pied est court, à base élargie.

C’est probablement la morille la plus commune et la plus répandue du bassin méditerranéen. Thermophile et calcicole, elle est également l’une des plus précoces, sortant dès la fin de l’hiver. Longtemps méconnue, elle est fréquemment confondue avec d’autres morilles coniques.

La morille de Dunal est un bon comestible, réputé et de qualité une fois bien cuite, mais toxique crue comme toutes les morilles. En Méditerranée, elle fait le bonheur des premiers cueilleurs de l’année.

Icone habitation des champignons

Habitat

La morille de Dunal est une espèce strictement méditerranéenne, thermophile et calcicole : elle pousse sur les sols calcaires des garrigues, matorrals et maquis, en association avec le pin d’Alep (Pinus halepensis), d’autres pins et le chêne vert (Quercus ilex), parfois près des cistes. On la rencontre en France sur la façade méditerranéenne — de l’Occitanie à la Provence et jusqu’en Corse — ainsi que dans l’ensemble du bassin méditerranéen, où elle est considérée comme abondante. Le chapeau est souvent en partie enfoncé dans le substrat, ce qui la rend discrète malgré sa fréquence.

Icone de saison des champignons

Saison

La morille de Dunal est l’une des toutes premières morilles de l’année : elle fructifie de la fin de l’hiver au début du printemps, solitaire ou en petits groupes. La douceur du climat méditerranéen et les sols calcaires qui se réchauffent rapidement expliquent cette grande précocité.

Icone comestible des champignons

Comestibilité

✅ Bon comestible, réputé et de qualité, uniquement bien cuit. Comme toutes les morilles, elle est toxique crue : prévoyez une cuisson d’au moins 15 minutes et jetez l’eau de cuisson. Sa chair est épaisse et dégage une odeur forte et douce agréable.

Confusions Possible :

Comment l’identifier facilement ?

La morille de Dunal se reconnaît à son chapeau conique à ovoïde, beige à gris-brun, dont les côtes longitudinales sombres — pourpre à presque noir à maturité — tranchent nettement avec les alvéoles pâles. Le pied est court, à base élargie, et la chair, épaisse, dégage une odeur forte et douce. L’ensemble est entièrement creux. Ses meilleurs indices de terrain sont son habitat méditerranéen calcaire (garrigue, sous pins et chênes verts) et sa grande précocité. Elle est souvent confondue avec la morille conique, la morille délicieuse ou la morille pourpre — toutes comestibles —, mais le contexte méditerranéen et le contraste des côtes sombres aident à la reconnaître.

En cuisine

La morille de Dunal offre une chair épaisse et parfumée, très appréciée. On la poêle au beurre après une cuisson soignée, ou on la mijote dans une sauce à la crème pour accompagner viandes blanches et volailles. Elle se sèche parfaitement, ce qui concentre ses arômes et permet d’en profiter toute l’année. Comme ses cousines, elle ne se consomme jamais crue.

Conseils de cueillette

Cherchez-la dès la fin de l’hiver dans les garrigues calcaires méditerranéennes, sous les pins d’Alep et les chênes verts, en scrutant le sol où son chapeau se fond souvent dans le substrat. Coupez chaque morille au couteau à la base et vérifiez qu’elle est bien creuse d’un bout à l’autre. Cueillez avec mesure et, en cas de doute avec un gyromitre toxique, abstenez-vous : ne rapportez que des exemplaires sûrs et cuisez-les toujours longuement.

Photo de champignon morille de Dunal sous différents angles

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