Gyromitra esculenta

Gyromitre : champignon toxique, identification et dangers

CritèreInformation
FamilleDiscinacées (ascomycètes)
ComestibilitéToxique, parfois mortel, vente interdite en Europe
HabitatSols acides et sableux, conifères, chemins forestiers et coupes
SaisonPrintemps, de mars à mai
Couleur principaleBrun-roux à brun-rouge
ParticularitéChapeau en circonvolutions, aspect de cervelle, intérieur cloisonné
Risque de confusionÉlevé, avec la morille
OdeurFaible, un peu fruitée
Photo de champignon gyromite

Description du champignon Gyromitre

Le gyromitre (Gyromitra esculenta), souvent appelé fausse morille, sort au printemps dans les mêmes semaines que la morille et c’est ce qui le rend dangereux. Son chapeau n’a pas d’alvéoles mais des circonvolutions, des bourrelets repliés les uns sur les autres qui évoquent une cervelle ou une noix géante.

Longtemps vendu comme comestible, il est aujourd’hui reconnu comme toxique et potentiellement mortel, et sa commercialisation est interdite en Europe. Son nom latin, esculenta, qui signifie comestible, est un héritage trompeur d’une époque où on l’ignorait.

Icone habitation des champignons

Habitat

Le gyromitre pousse sur sols acides et sableux, volontiers sous conifères et pins, le long des chemins forestiers, sur les talus et dans les coupes récentes.

C’est un point de séparation utile avec la morille, qui préfère les sols calcaires et remués des lisières et des vieux vergers. Ce n’est pas une règle absolue, et personne ne devrait cueillir sur ce seul critère, mais un champignon plissé trouvé sous des pins doit immédiatement éveiller la méfiance.

Icone de saison des champignons

Saison

Le gyromitre sort au printemps, de mars à mai, exactement pendant la saison des morilles. En montagne il peut apparaître plus tard, à la fonte des neiges.

Icone comestible des champignons

Comestibilité

☠️ Toxique, parfois mortel. Ne jamais consommer.

Le gyromitre contient de la gyromitrine, qui se transforme dans l’organisme en un composé attaquant le foie, les reins et le système nerveux. L’intoxication est lente et sournoise : les premiers signes apparaissent 6 à 24 heures après le repas, quand plus personne ne fait le lien avec les champignons de la veille.

Les formes graves provoquent une atteinte du foie qui reste mortelle dans environ un cas sur dix. La toxine est en partie volatile, ce qui a longtemps entretenu l’idée qu’une cuisson prolongée suffisait à le rendre consommable, mais les vapeurs sont elles aussi toxiques et la dose résiduelle reste imprévisible. Aucune préparation ne le rend sûr.

Confusions Possible :

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Comment l’identifier facilement ?

Le chapeau du gyromitre est fait de plis et de bourrelets désordonnés, sans alvéoles ni côtes régulières. L’image qui revient toujours est celle d’une cervelle. La couleur tire vers le brun-roux à brun-rouge, plus chaude que celle de la plupart des morilles. Le pied est court, épais, souvent presque invisible sous un chapeau qui déborde.

Le critère décisif est à l’intérieur. Coupé en deux dans la longueur, le gyromitre n’est jamais une cavité unique : il est plein, ou divisé en logettes par des cloisons irrégulières. La morille, elle, est entièrement creuse du sommet du chapeau jusqu’au bas du pied. Si vous voyez de la chair à l’intérieur, ce n’est pas une morille.

Photo de champignon gyromitre

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