Chanterelle jaunissante : la cousine dorée de la trompette
Critère
Information
Famille
Cantharellacées
Comestibilité
Bon comestible, à cuire
Habitat
Conifères sur sols acides et humides, mousses, sphaignes
Saison
Septembre à décembre
Couleur principale
Pied jaune orangé vif, chapeau brun
Particularité
Dessous du chapeau presque lisse, à peine ridé
Risque de confusion
Faible, avec la chanterelle en tube
Odeur
Fruitée, un peu de mirabelle
Description du champignon Chanterelle jaunissante
La chanterelle jaunissante (Craterellus lutescens) est la plus lumineuse des chanterelles d’arrière-saison. Son pied jaune orangé vif et creux contraste avec un chapeau brun en entonnoir aux bords ondulés.
Elle pousse en troupes denses, parfois par centaines, ce qui en fait une cueillette rentable quand on trouve la bonne station. Son odeur fruitée, souvent comparée à la mirabelle, la trahit avant même qu’on la voie.
Habitat
Elle réclame des sols acides, humides et moussus, sous conifères : épicéas, pins, sapins. Les tourbières boisées et les bords de sphaignes sont ses milieux de prédilection.
Comme toutes les chanterelles, elle revient chaque année au même endroit. Une station repérée est une station pour longtemps, à condition de ne pas retourner la mousse.
Saison
De septembre à décembre, avec un maximum en octobre et novembre. Elle supporte bien le froid et tient souvent jusqu’aux premières vraies gelées.
Comestibilité
✅ Bon comestible, à consommer cuit.
Sa chair est fine et parfumée, mais elle rend beaucoup d’eau : faites-la d’abord suer à sec dans la poêle avant d’ajouter la matière grasse. Elle se sèche remarquablement bien et se réhydrate sans perdre son parfum, ce qui en fait une des meilleures espèces à conserver.
Comme toutes les chanterelles, évitez de la consommer crue : elle est mal tolérée par certaines personnes.
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Comment reconnaître la chanterelle jaunissante
Le chapeau (2 à 6 cm) est brun jaunâtre à brun olivacé, mince, creusé en entonnoir et le plus souvent percé au centre jusque dans le pied. Sa marge est ondulée, lobée, jamais régulière. La surface est finement feutrée et se décolore vers le fauve clair en séchant.
Le dessous est le vrai signe de reconnaissance : il est jaune orangé vif, lisse ou tout au plus parcouru de veines basses et fondues, sans aucune lame. Le pied (3 à 8 cm) est creux, souvent aplati et sillonné, du même jaune orangé lumineux. La chair est mince et élastique, l’odeur fruitée, un peu de mirabelle, et la sporée est blanc crème.
Le dessous du chapeau tranche : presque lisse chez la chanterelle jaunissante, plis épais chez la girolle, vraies lames chez les sosies.
Le dessous lisse, ce qui la sépare des vraies chanterelles
Les débutants cherchent des lames et n’en trouvent pas, ce qui les inquiète. C’est normal : chez les craterelles, la surface qui produit les spores est simplement plissée, comme une peau froissée, et non découpée en lames nettes. Passer le doigt dessous suffit à s’en convaincre, on ne sent aucune arête tranchante.
Ce détail est rassurant, parce qu’aucun champignon dangereux ne présente ce dessous lisse et jaune orangé sur un pied creux. Le risque, avec ce groupe, n’est pas l’empoisonnement mais la confusion entre espèces toutes comestibles.
Trompette de la mort et chanterelle en tube, les deux voisines
La trompette de la mort pousse dans les mêmes bois et à la même saison, mais elle est entièrement gris cendré à noire, sans la moindre trace de jaune, et son pied est gris. La chanterelle en tube a un dessous nettement plissé, avec des plis épais et fourchus, de teinte gris jaunâtre, et un pied jaune pâle plutôt que jaune orangé.
Les trois se ramassent et se cuisinent de la même façon, il n’y a donc pas d’enjeu de sécurité à les distinguer. La chanterelle jaunissante aime les sols acides et humides, les mousses et les sphaignes sous conifères, de septembre à décembre, et elle pousse en troupes serrées : quand on en voit une, il faut s’accroupir et regarder autour.
Le dessous du chapeau : presque lisse et jaune chez la jaunissante, à plis saillants et grisâtres chez la chanterelle en tube. Le pied est aussi d’un jaune plus vif.
Sous conifères, sur sols acides, humides et moussus, souvent près des sphaignes.
Oui, c’est même une des meilleures espèces à sécher. Elle se réhydrate sans perdre son parfum fruité.
Sa chair est fine et gorgée d’humidité. Faites-la suer à sec dans la poêle avant d’ajouter la matière grasse.
De septembre à décembre, avec un pic en octobre et novembre. Elle résiste bien au froid.
Faible. Les espèces proches sont toutes des chanterelles comestibles. Restez néanmoins attentif au genre cortinaire, roux et à lames, qui n’a rien à voir mais pousse dans les mêmes bois.