Amanita rubescens

Amanite rougissante : la golmotte, comestible à condition de bien la cuire

CritèreInformation
FamilleAmanitacées
ComestibilitéBon comestible cuit — toxique cru
HabitatForêts de feuillus et de conifères, sols acides
SaisonFin de printemps à automne (juin à novembre)
Couleur principaleChapeau brun-rougeâtre à verrues grisâtres
ParticularitéChair qui rougit à la coupe (« golmotte »)
Risque de confusionAmanite panthère (toxique, chair immuable)
OdeurFaible, peu marquée
Amanite rougissante (Amanita rubescens) entière dans un sous-bois, chapeau brun-rougeâtre à verrues grisâtres, anneau strié et base bulbeuse

Description du champignon Amanite rougissante

L’amanite rougissante (Amanita rubescens), surnommée « golmotte », est l’une des rares amanites comestibles — et l’une des plus consommées en France. Son chapeau brun-rougeâtre est couvert de fines verrues grisâtres à rosées, et tout le champignon a la particularité de rougir là où on le touche, le coupe ou l’entame : c’est de là que vient son nom.

Attention, c’est un comestible sous condition : crue, l’amanite rougissante est toxique (elle contient des hémolysines qui détruisent les globules rouges). Ces substances sont détruites par une cuisson complète (au moins 15 minutes) : bien cuite, c’est un très bon champignon ; jamais crue ni saignante.

Surtout, elle appartient au genre Amanite, qui compte des espèces mortelles. La golmotte peut être confondue avec l’amanite panthère, toxique. La règle qui sauve : la golmotte rougit, porte un anneau strié et des verrues grisâtres, sur une marge non striée ; la panthère reste blanche (chair immuable), a des verrues blanches pures, une marge striée et un anneau lisse. Au moindre doute, on ne consomme pas.

Icone habitation des champignons

Habitat

L’amanite rougissante est une espèce mycorhizienne très commune, présente dans les forêts de feuillus (hêtres, chênes) comme de conifères. Elle apprécie les sols plutôt acides à neutres, frais, et pousse aussi bien en plaine qu’en montagne. On la rencontre dans toute la France, souvent isolée ou en petits groupes le long des chemins et dans les clairières.

Icone de saison des champignons

Saison

La golmotte fructifie de la fin du printemps à l’automne, principalement de juin à novembre. Les poussées sont les plus fortes après les pluies suivies de redoux. C’est l’un des champignons les plus régulièrement présents sur une longue partie de la saison.

Icone comestible des champignons

Comestibilité

⚠️ Bon comestible, mais seulement bien cuittoxique cru. Il faut le cuire à cœur, au moins 15 minutes, pour détruire les hémolysines. On écarte le pied fibreux et on ne garde que les jeunes chapeaux fermes, sans traces de larves. Ne jamais le consommer cru, en salade ou saignant. Et on ne le cueille que si l’on est certain de l’avoir distingué de l’amanite panthère.

Confusions Possible :

Comment reconnaître l’amanite rougissante

Le chapeau (5 à 15 cm) est brun-rougeâtre, couvert de verrues grisâtres à gris-rosé (restes du voile), à marge non striée. Les lames blanches se tachent de rouge-vineux avec l’âge. Le pied blanc, lavé de rose, porte un anneau membraneux strié (côtelé sur le dessus) et une base bulbeuse sans volve en sac. Le critère décisif : toute la chair rougit (rouge-vineux à rosé) à la coupe, aux blessures et aux morsures de limaces.

Ne pas confondre avec l’amanite panthère

La confusion la plus dangereuse est avec l’amanite panthère (Amanita pantherina), toxique. Elle s’en distingue point par point : la panthère a des verrues blanches pures bien alignées, une marge nettement striée, un anneau lisse (non côtelé) situé bas sur le pied, une base à bourrelet circulaire, et surtout une chair blanche immuable qui ne rougit jamais. En résumé : ça rougit + anneau strié = golmotte ; ça reste blanc + verrues blanches + marge striée = panthère, danger.

En cuisine : comment la préparer

On ne garde que les jeunes chapeaux bien fermes. Après nettoyage, on les fait cuire à cœur, poêlés au beurre, en omelette ou en fricassée, au moins 15 minutes. La cuisson est indispensable : elle neutralise les hémolysines. Sa chair est fine et savoureuse une fois cuite.

Conseils de cueillette

Ne cueillez la golmotte que si vous maîtrisez la distinction avec l’amanite panthère. Vérifiez systématiquement le rougissement de la chair, l’anneau strié et les verrues grisâtres sur une marge non striée. Écartez tout exemplaire à chair immuable ou à verrues blanches et marge striée. En cas de doute avec une amanite, on s’abstient : le genre compte des espèces mortelles.

Amanite rougissante coupée en deux : la chair blanche se tache de rouge-vineux à la coupe (rougissement caractéristique)

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